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22 mai 2011

Les lavoirs

Le lavoir de Chazoux :
Après la Révolution de 1789, la population nombreuse de la partie sud de la commune d’Hurigny ne disposait que d’une mare à l’écoulement insuffisant pour laver et rincer le linge. En 1810, on reconstruisit la fontaine.
Pendant près de trente ans, on réclama l’aménagement d’un lavoir et c’est en 1836 que le conseil municipal en décida la construction.
Il fallut attendre 1841 pour refaire l’ancien puits de captage, creuser et aménager le bassin du lavoir, hélas avec une grave malfaçon : le bassin était trop élevé par rapport à l’arrivée d’eau !
Nouvel aménagement en 1846 et construction, en 1848, de piliers en pierre et d’une couverture en tuiles pour abriter les lavandières qui, pièce après pièce, plaçaient le linge sur la margelle inclinée du bassin, le savonnaient, à sec ou mouillé ; puis, pour bien faire pénétrer le savon dans les fibres, elles s’aidaient de leur battoir.
La recherche de nouvelles sources pour alimenter le bassin occupa la fin du siècle, après 1870, donnant lieu à d’âpres discussions avec les propriétaires.

Le lavoir des Miolands :
Deux lessives par an , alors qu’il faut laver aussi les vêtements quotidiens et que les armoires ne regorgent pas de linge ! C’est pourquoi, en ce début de XIXè siècle, partout en France, les habitants réclament la création de lavoirs. Celui des Miolands attendra le milieu du siècle .
En 1847, l’architecte Berthier de Mâcon en établit les plans. Les travaux sont confiés à Michel Bouchon, maçon à Hurigny. On utilise l’eau de la source existante, conduite jusqu’à un puits à creuser, canalisée ensuite à travers un abreuvoir vers le bassin du futur lavoir.
L’ouvrage est mis en service en 1848. Mais les laveuses, exposées aux intempéries, souhaitent un meilleur confort : un toit pour les abriter, des trottoirs pour travailler au sec, des niches pour ranger le linge. Aussi en 1855 des piliers en pierre de taille et deux solides murs reçoivent une charpente et une couverture de tuiles creuses.
Les battoirs et les langues des laveuses peuvent aller bon train !

Le lavoir de la Fontaine :
De deux à trois grandes lessives par an, on est passé, avec l’utilisation du coton au milieu du XIXè siècle, à des lavages plus fréquents : il a fallu aménager les points d’eau.
De la fontaine bordée de pierres plates, on est passé au lavoir : construction maçonnée, avec bassin, bancs à laver et trottoirs.
Dans ce quartier nord de la commune d’Hurigny, la population a toujours été importante, plus d’une centaine d’habitants.
C’est pourquoi, en 1847, la commune confie à l’architecte Berthier de Mâcon l’étude du bâtiment dont la construction s’achève en 1848.
En 1863 une nouvelle source est captée et canalisée pour mieux approvisionner en eau lavoir, fontaine et abreuvoir.
Les laveuses, poussant leur brouette de linge jusqu’au lavoir, ont pu ainsi, à l’abri de la pluie et du vent, savonner sur les pierres inclinées et faire chanter leurs battoirs, mêlant au bruit de l’eau celui des cancans, des rires et des chants.

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